Contrairement aux autres pays d'Asie du Sud-Est, la Thaïlande a toujours su éviter la colonisation grâce à ses manœuvres diplomatiques. Ceci explique la force de l'identité nationale et le respect accordé au roi. Les influences khmères et chinoises sont venues enrichir une culture particulièrement riche qui s'expose au travers des coutumes, des monuments et d

PLANET'PASS THAILANDE

Coffret 136*191 mm contenant 1 livre et 1 cd-rom
- Un guide papier de 112 pages pour aller à l'ESSENTIEL
- Un CD-ROM ludique pour créer son propre itinéraire
(+2000 photos, +1300 lieux, +800 hôtels)
En savoir plus...

Référence ISBN : 2-9524721-0-6

PRIX : 20,99 €

STOP AFFAIRE : 9,99€
Frais de port offerts

 


 

es festivals. Ce peuple souriant, au caractère jovial et insouciant, vous accueillera pour vous faire partager la beauté de ses îles et de ses parcs, la richesse architecturale de ses temples, et l'excellence de sa cuisine.

Superficie : 514 000 km2 (équivalente à la France).
Capitale : Bangkok.
Population : 62 millions d’habitants.
Langue : Thaï.
Religions : Bouddhisme (95%), Islam.
Régime : Monarchie constitutionnelle.
Chef d'état : Sa Majesté le Roi Bhumibol Adulyadej (Rama IX).
PNB/hab. : 2 000 $US.
Décalage horaire : La Thaïlande est en avance de 6 heures sur la France en hives et 5 heures en été.
Calendrier : Le calendrier officiel se base sur le début de l'ère bouddhique, soit 543 ans av. J.-C.
Poids et mesures : Système métrique.
Electricité : 220 V 50 Hz.

Référence dans le vocabulaire :
- Les chats siamois sont une espèce de chat de la région de Korat (poil ras et yeux bleus) importée en Europe à la fin du XIXe siècle.
- Les "frères siamois" tirent leur origine de la mise en spectacle en 1829 en France de deux jumeaux thaïlandais souffrant d’une malformation les reliant entre eux.

Sachez que les Thaïlandais n'habitent pas Bangkok, mais Krunthep, nom de baptême donné par le roi Rama 1 er en 1782.

 

 

19 septembre 2006 – Coup d’état militaire en Thaïlande

C’est sous les pluies de la mousson que les chars ont investi les rues de Bangkok dans la soirée du 19 septembre 2006. Ce putsch, dirigé par le commandant en chef des armées le général Sondhi Boonyaratkalin, a renversé le gouvernement du très controversé premier ministre Taksin Shinawatra, au pouvoir depuis 2001, alors que ce dernier se trouvait à New York pour y prononcer un discours à l’ONU. L’armée s’est rendue maître de la capitale sans effusion de sang. Elle a pris le contrôle des médias, imposé la loi martiale, suspendu la constitution, mis fin au Sénat, à la chambre des représentants et à la cour constitutionnelle. Plusieurs membres du gouvernement, comme le ministre de la justice Chidchai Vanasathidya, le secrétaire Prommin Lertsuridej et Somchai Wongsawat (beau-frère de Thaksin) sont détenus par les militaires.

Comme à l’accoutumée, les putschistes ont été reçus par sa Majesté le roi Bhumibol Adulyadej afin d’avaliser le changement de régime. Cela faisait déjà quelques temps que les cris de la foule et l’insurrection musulmane du sud du pays laissaient présager le réveil des bruits de bottes dans cette jeune démocratie. En effet les coups d’état militaires se sont succédés à un rythme soutenu durant toute la deuxième moitié du XXe siècle, culminant en 1973 avec le massacre de 100.000 étudiants. Il faudra attendre 1988 pour que le premier ministre Mr Chatichaï soit élu démocratiquement. Cela n’empêchera pas les militaires de revenir au pouvoir dès février 1991 pour une courte période de transition. En septembre 1992, le démocrate Chuan Leekpaï, qui pour la première fois de l’histoire n’est pas général, est élu au poste de premier ministre. La Thaïlande semble alors ancrée dans la démocratie. Les investissements étrangers affluent avec des dérives spéculatives qui mèneront le pays et le monde au crack financier de 1997. L’affront est vite effacé grâce au charisme de Taksin Shinawatra, un ancien lieutenant-colonel de police, diplômé de l'Université du Kentucky reconverti en magna des télécoms (1ère fortune du pays) et qui porte par sa réussite exceptionnelle tout l’espoir du renouveau thaïlandais. Nommé vice-premier ministre en 1997, il crée l’année suivante le parti Thaï Rak Thaï (« les Thaïs qui aiment les Thaïs ») pour se frayer un chemin jusqu'à la législature suprême. S’appuyant sur un programme populiste, il est nommé à la tête du gouvernement le 9 février 2001 pour 5 ans. Dès son investiture, il est mis en cause pour avoir dissimulé une partie de sa fortune. Son gouvernement connaît cependant quelques succès avec une reconnaissance sur la scène internationale. Ses mesures de lutte anti-drogue sont particulièrement sanglantes et se soldent par la mort de 2000 trafiquants.

C’est surtout sa mainmise sur l’économie qui lui vaut une levée de boucliers sans précédant. A la manière de Berlusconi, il utilise son pouvoir pour racheter et museler la presse, s’allouer des marchés publiques au bénéfice de son conglomérat et lancer une compagnie d’aviation low-cost qui concurrence directement la compagnie aérienne nationale. Il a surtout l’outrecuidance aux yeux des Thaïlandais de s’opposer au roi, référence quasi divine qui fédère et unit ce peuple depuis près de 70 ans. La fin de mandat de Taksin est cependant auréolée de succès. Son exceptionnelle maîtrise à gérer la crise créée par le Tsunami du 26 décembre 2004 lui permet d’affirmer sa légitimité lors des élections législatives du 6 février 2005. Néanmoins, la tourmente ne tarde pas à le rattraper. L’insurrection musulmane qui gronde dans le sud du pays est réprimée dans le sang. Pour apaiser la situation, il nomme le général musulman Sondhi Boonyaratkalin, ministre de la défense. Dans le même temps, Taksin est fustigé pour son affairisme. Il lui est reproché d’avoir soustrait à la fiscalité thaïlandaise l’énorme plus-value réalisée au nom de ses enfants lors de la vente de son conglomérat de téléphonie. L’opposition et le peuple investissent la rue, manifestent devant le palais du roi afin de demander la destitution du premier ministre pour corruption et abus de pouvoir. Les élections nationales du 2 avril sont alors boycottées laissant le pays sous perfusion. Le 24 août 2006 deux kilos d’explosifs sont trouvés à proximité du domicile de Mr Taksin qui crie au complot et à la tentative d’assassinat. Le 12 septembre, le premier ministre déclare, lors d’une interview, que des militaires ont projeté d’enlever sa petite fille et de planifier un coup d’état. Cette annonce est démentie deux jours plus tard par le commandant en chef de l’armée, le général Sondhi Boonyaratkalin qui assure du soutien total de ses forces au roi, à la population et au gouvernement, excluant tout recours à la force. Il aura suffit de cinq jours pour que ses troupes prennent position dans la capitale afin de renverser Taksin.

Lors d’une conférence de presse dans la matinée du 20 septembre, le général a affirmé sa volonté de confier le gouvernement à un proche du roi. Ce nouveau premier ministre n’est autre que Le général à la retraite Surayud Choulanont, ancien commandant en chef de l'armée et ex membre du Conseil privé de sa majesté Bhumibol Adulyadej. Le nouvel homme fort du gouvernement est réputé pour s’être toujours opposé aux interférences des militaires d’active dans la politique. Ce premier ministre, respecté par tous, peut espérer disposer d’une réelle marge de manœuvre pour diriger le pays même si la constitution provisoire permet à la junte de contrôler étroitement l’action du gouvernement.

26 septembre 2006 – Nouvel aéroport international

Le nouvel aéroport qui remplace celui de Dong Muang depuis le 26 septembre 2006 se situe à 30 km à l’est de Bangkok sur l'autoroute reliant la capitale à Chonburi. Un service de 4 lignes de bus « Airport Express » a prendre au niveau 2 permet de relier les principales zones hôtelières de la capitale pour 150 B ( Silom, Bang Lamphu, Sukhumwit, Hua Lamphong ). Sinon les bus 551, 552, 554 et 389 rejoignent respectivement Victory monument, la station de métro BTS On Nut, l’ancien aéroport Don Muang (pour les vols charter) et la ville de Pattaya.