Gaspard Augustin Barbier devient en 18.. subrogé tuteur de son petit neveu Aimé.

Note partagée

Gaspard Augustin Barbier devient en 18.. subrogé tuteur de son petit neveu Aimé.
épouse Antoinette Jacquet, morte jeune et en 2 eme noce Marie Le Pot.

Gaspard Augustin Barbier est le fils d'Aimé François Barbier, négociant, associé dans la Compagnie des Indes et doyen des échevins de Rennes, et de Jeanne Dufour. L'une de ses sœurs épouse Félix Julien Jean Bigot de Préameneu1 en 1779 et son frère acquis le château de la Rouërie en 1822.

Banquier de l'émigration et des royalistes de Bretagne et de Vendée pendant la Terreur, il participa notamment à la conspiration de 1804 avec Cadoudal et Pichegru, visant à renverser Napoléon Bonaparte. À la suite de cette affaire, il est arrêté , puis acquitté par Fouché, alors ministre de la police.

Sous la Restauration, il est élu député de la Loire-Inférieure le 22 août 1815 et prend place dans la majorité de la Chambre introuvable. Il est réélu le 4 octobre 1816. Il est adjoint au maire de Nantes de 1816 à 1824 (sous les maires Rousseau d e Saint-Aignan et Levesque) et devient chevalier de la Légion d'honneur.
Marié à la fille d'Emmanuel Jean Decoëne puis à celle de François Hilarion Le POT, négociant et échevin de Nantes, il est le beau-père d'Alexandre Le POT, maire de Saint-Urbain et directeur de la Monnaie de 1816 à 1828, et du sous-préfet Julien Pépin de BELLEISLE.

Il était propriétaire du château du Chaffault à Bouguenais, du château de la Bonnetière à Saint-Urbain et d'un hôtel particulier au n° 26 boulevard Delorme à Nantes.

Chevalier de la légion d'honneur le 25 avril 1821 (cf https://www.leonore.archives-nationales.culture.gouv.fr/ui/notice/16765)

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BARBIER (Gaspard-Augustin): il entra dans la vie politique au moment de la Restauration, manifesta beaucoup de zèle pour la cause royaliste, et appartint, sans s'y faire d'ailleurs remarquer, a la majorité delà Chambre «introuvable » de 1815, ou le collège de département de la Loire-Inférieure l'avait envoyé, le 22 août 1815, par 100 voix sur 100 votants et 212 inscrits. Réélu après la dissolution, le 4 octobre 1816, par le même collège, avec 80 voix (158 votants, 204 inscrits), il siégea au « centre de droite », et prit part à tous les votes réactionnaires de la session de 1819 loi contre la liberté de la presse, modification du système électoral, etc. Barbier ne fut pas réélu en 1820 quoi qu'un biographe royaliste du temps comprenne son nom dans un recueil de notices intitulé La Chambre de 1820 ou la Monarchie sauvée. Il y est représenté comme « un homme qui saisit une question avec la plus grande facilité, qui l'examine sous toutes ses faces, et qui sait parfaitement les inconvénients qu'elle offre et les avantages qu'elle présente seulement il manque «l'habitude pour exprimer sou opinion à la tribune, et il n'y monte jamais. » Cette bienveillante appréciation ne saurait s'appliquer à la session de novembre 1820, Barbier n'ayant « sauvé la Monarchie » qu'antérieurement à cette date.
Source : Dictionnaire des parlementaires français... : depuis le 1er mai 1789 jusqu'au 1er mai 1889.... I. A-Cay / publ. sous la dir. de MM. Adolphe Robert, Edgar Bourloton et Gaston Cougny.Éditeur : Bourloton (Paris)


Nécrologie :
La mort vient de frapper une femme aussi remarquable par l’élévation de son caractère que par ses qualités aimables. Mme Barbier, née Marie Le Pot, est décédée à Nantes le 19 février, à l’âge de 84 ans. Son mari, M, Gaspard Barbier, a été successivement banquier à Nantes, adjoint au maire et député sous la Restauration, il avait été, pendant la Terreur, et à ses risques et périls, le banquier des émigrés. Les sommes se versaient entre ses mains sans quittance, ni engagement écrit, et aucune n’a manqué à sa destination. Lorsque, après la pacification de La Faunaye. Charette fit une entrée triomphale à Nantes, un bal fut organisé pour célébrer cette trêve d’une guerre acharnée, et l’on convint qu’ii serait ouvert par un quadrille où le général vendéen, portant ses insignes, figurerait vis-à-vis le général Caudaux, commandant en chef l’armée de 1 Ouest, et hautement empanaché aux trois couleurs; le représentant Ruel et le maire de Nantes complétaient le quadrille. M m ® Barbier, belle et dans tout l’éclat de la jeunesse, recommandée d’ailleurs par les services de son mari, lut la danseuse choisie par Charette. Elle aimait à raconter que, pendant une contre danse qui suivit, les dames, plus à l’aise que dans le quadrille officiel, avaient profité d’une figure pour former un cercle autour de Charette et lui dire : Vous voilà prisonnier! Mais le Vendéen, dont l'agilité était connue, s’élança d’un bond par-dessus la guirlande de bras, et se retournant avec un sourire : Sachez, dit-il, que Charette ne se laisse pas faire prisonnier même dans un bal. Elle a toujours conservé un très petit portrait en pied de Charette, qui fut crayonné séance tenante pendant ce bal, et ensuite mis en aquarelle.
Quelques années après, lors de la conspiration de Georges Cadoudal et Pichegru, M. et Mme Barbier s’occupaient à leur château du Chaffault, près Nantes, des apprêts d’un dîner qu’ils devaient donner le soir à leurs amis, lorsqu’ils virent leur demeure tout à coup investie par un piquet de cavalerie. Un commissaire descendit de voilure et déclara à M. Barbier qu’il avait ordre de l’arrêter et de s’emparer de ses papiers. La perquisition finie, on monta en voiture, et escorté par la cavalerie, on revint à Nantes droit à l’hôtel, où il fut procédé à la saisie des papiers. Là se trouvaient réunis les amis de M. Barbier; c’étaient les noms les plus considérables du commerce à cette époque, MM. du Fou, Pelloutier, Peyrusset, et en outre M. de Codrosi et le chevalier de Badereau, émigré rentré qui avait eu à se louer particulièrement de la délicatesse du banquier royaliste. Tous offrirent la totalité de leur fortune pour la caution de M. Barbier. Le commissaire fut ému de sympathies si profondes en faveur de son prisonnier; mais ses ordres étaient précis; il n’avait d’ailleurs aucune qualité pour transiger, et il fallait partir pour Paris dans la soirée. M. de Badereau s’approcha alors de Mme Barbier et lui dit : « Il importe que vous arriviez à Paris aussitôt que votre mari, afin que vous tâchiez de détourner l’orage. Acceptez une excellente dormeuse que je viens de ramener d’Allemagne ; elle sera tout à l’heure dans votre cour attelée de chevaux de poste. Voici, en outre, un bon qui met à votre disposition une somme de trente mille francs que j’ai chez mon banquier à Paris. » La femme et le mari, cruellement séparés, partirent néanmoins en même temps, et arrivèrent l’un suivant l’autre. Mal accueillie d'un parent haut placé sur lequel ses amis avaient compté, quand ils la pressèrent de partir, elle eut l’idée de se retourner vers* un autre personnage avec lequel elle se souvenait d’avoir dîné chez ce même parent, si peu dévoué. C’était Félix Réal, conseiller d’Etat, et l’un des rédacteurs du code civil. Celui-ci l’écouta, et dès le soir même, lui facilita l’entrée de la Conciergerie; il l'adressa ensuite au ministre de la police Fouché, qui lui fit bon accueil, lui apprit que son mari était inculpé :
1° d’avoir donné l’hospitalité à M. de la Laurencie, ancien évêque de Nantes, émigré (le fait était inexact) ;
2° d’avoir reçu un de ses parents émigrés (ce qui était plus fondé).
Fouché autorisa la jeune femme à passer les journées entières dans la prison avec son mari, puis il fit disjoindre la cause de celui-ci d’avec celle des principaux accusés, Georges, Pichegru, Moreau. Après la condamnation de ceux-ci l’objet de l’accusation qui restait contre M. Barbier parut trop minime pour n’être pas suivi d’un acquittement.
Rendu à la liberté, M. Barbier se retira du commerce, et se livra à son goût pour les arts ; il rassembla une galerie de tableaux de maîtres, un cabinet d’estampes et une bibliothèque de choix; il fut, enfin, après 1814, adjoint au maire et député de la Loire-Inférieure.
Mme Barbier, devenue veuve, vers 1836, avait perdu ses deux filles, dont l’une, Mme de Bellisle-Pépin, lui avait elle même laissé deux filles, bientôt réduites à une seule.
Cette dernière, d’une santé frêle, dut recevoir son éducation à la maison; et l’on peut dire, à l’honneur de la grand’mère et de la petite fille, que cette éducation si délicate à conduire, ne laissa rien à désirer. L'esprit et le coeur se formèrent en même temps que tout était ménagé pour fortifier la santé et rasséréner l’âme. Une société de jeunes filles de son âge, choisie parmi les caractères les plus suaves ôtait habilement groupée autour de Mme de Bellisle, et semblait avoir pour mission de raffermir en elle la vie par une atmosphère de bonheur. Mais, hélas! ce tendre effort d’une grand’mère ne devait avoir qu’un succès limité. Unie par une noble inclination au baron de la Tour-du-Pin-Chambly, Mlle de Bellisle devait bientôt trouver dans le mariage la fin de sa fragile existence. En vain respira-t-elle l’air du Midi et de l’Italie pendant quelques années; elle revint mourir à Pau, laissant, comme sa mère et son aïeule, deux jeunes filles. Mme Barbier a sur vécu à ces douleurs, mais elle a continué de faire le bien.
Elle avait ses pauvres à Nantes comme elle en avait autour de son château de la Bonnetière, sa résidence d’été,
contiguë à la mienne. Là, elle se rappelait les années heureuses de sa petite-fille et se plaisait à exécuter les projets d’embellissement qui avaient flatté l’imagination de Mme de la Tour-du-Pin. Mme Barbier est morte comme elle avait vécu, conservant toutes ses facultés à travers son grand âge. Sa conversation n’a jamais cessé d être pleine d’intérêt; elle a apporté à Dieu le tribut de ses douleur» et de ses bonnes œuvres.
source : journal des gens du monde. Tattersall français. Ch. de Sourdeval.13 avril 1859


Liens Brothier - Gaspard Barbier et Jean Barbier (Chateau de Vivonne 1750-1817. Sa fille Marie Sophie BARBIER épouse Pierre Célestin Brothier en 1850 et d'autres mariages lient la famille Brothier aux Barbier)

André Charles Thomas Brothier , mathématicien, botaniste et littérateur, né à Tannay (58) le 22 mai 1751 (petit fils de Pierre Brothier , notaire royal à Montalembert 79). Moine, homme de vaste culture, il suit les traces de son oncle, Gabriel Brothier . Il enseigne les mathématiques à l’École Militaire, et fait partie des membres associés à l’Académie des inscriptions et belles-lettres. Collaborateur de « L’Année littéraire », il fut membre de l’Agence royaliste de Paris, organisation secrète et service de renseignements royaliste et contre-révolutionnaire sous la Révolution française et placée sous les ordres du comte de Provence.
Corbeau est aussi le surnom de guerre dont se servait l'agent du roi Brothier pendant l'émigration de 1790 à 1798 Voyez à ce sujet Correspondance de la Villeheurnois en 1797 p 232 s L'abbé André Charles Brothier représentant secret des roi Louis XVI Louis XVII et Louis XVIII de 1790 à 1797 n'est point Breton car il naquit à Tannay le 22 mai 1751 d'une très ancienne famille du Poitou établie au XVe siècle en Nivernais. Cependant il joua un tel rôle dans la Bretagne pendant les guerres de Vendée qu'il dirigeait secrètement à Paris au nom du roi sous les noms empruntés de A C de AA de QQ La Vendée par Beauchamp III p 351 de Corbeau de l'agent du roi l'agence royale le confident du roi l'agent de Paris André Charles Charles etc qu'il est bon de le mentionner ici et de dire que compromis dans la conspiration du XVIII fructidor an V. Il est jugé comme un des chefs de la conjuration du Camp de Grenelle. Il fut condamné à mort. Sa peine fut commuée. il est déporté à Cayenne à bord de la corvette « La Vaillante » à la fin de l’année 1797 et il mourut exilé dans les déserts de Sinnamary en 1798. Les correspondants royalistes de l'abbé Brothier étaient de 1793 à 1797 à Rennes le marquis Louis de la Bourdonnais marquis de Montluc qui habitait rue St Georges, Gaspard Augustin Barbier banquier des royalistes à Rennes et le comte de Puysaye. Source Répertoire général de bio-bibliographie bretonne, Volume 10 par rené Kerviler & http://famillesdevendee.fr/brothier.html


Source: Annuaire départemental de la Société d'émulation de la Vendée. Janv 1882
« Pour la maison noble de la Bonnetière, droit de châtel et de châtellenie, haute, moyenne et basse justice, par vous ou vos auteurs à moi accordée, avec puissance de la tenir en toutes sortes de fortifications, tel que bon me semblera; comme appert par transaction passée entre très haute et très puissante dame, Catherine de Parthenay, dame de Rohan, et feu André de Gabory, écuyer, seigneur de la Bonnetière que je représente, sous la cour de Mouchamps, par devant Suzenet et Loyau, notaires, en date du 28 mars 1604 ma dite châtellenie étant tenue à hommage plein, sous l'ancien hommage de ma maison comme aussi j'ai droit de fuye et de garenne et étangs, sur mes dites terres dont la déclaration suit
1- Ma dite maison noble de la Bonnetière, en Saint-Urbain, renfermée de douves et de murs, ma fuye étant au-dedans, contenant un journal de terre ou environ, plus mon parc environné de douves et fossés, au-dedans desquels sont partie de mes garennes et refuges a conils
et lièvres, et mes bois de haute futaie, terres, prés, environ 20 journaux

2° Métairies de Soplé, les Cochets avec colombier à pigeon, etc.

La Bonnetière était donc, selon la hiérarchie féodale, une maison forte, ou châtel, et une châtellenie conférant juridiction et relevant immédiatement d'un marquisat.
Le droit de colombier était un privilège des hauts justiciers. Près de la ferme des Cochets, dans une prairie appelée les Trois-Boisselées-du-Pigeonnier, on vient de découvrir des débris de briques, ardoises, pierres c'était probablement la place du colombier seigneurial.
En 1792 les registres de Saint-Urbain présentent le nom de Patrice de Montaudouin qui termine la liste des seigneurs de la Bonnetière. Ce fut lui qui fut contraint de fournir à la municipalité de Saint-Gervais l'arbre de la Liberté.

Les Montaudouin vendirent la Bonnetière en 1807 à M. Prévost, de Bruxelles. Celui-ci la revendit l'année suivante à M. Gaspard Barbier, banquier, adjoint au maire de Nantes, et qui fut député de la Loire-Inférieure sous la Restauration.

Catherine de Parthenay, dame de Rohan, dont il est parlé plus haut dans l'aveu du seigneur de la Bonnetière, doit sa célébrité autant à son prosélytisme calviniste qu'à son haut rang, à sa science et à ses écrits. Elle était fille de Jean l'Archevêque de Parthenay, branche de la famille de Lusignan, et qui était en même temps prince de Soubise. Elle avait épousé d'abord le baron de Pont-Kuellenec, auquel sa mère, qui l'avait mariée à d3 ans, intenta un procès scandaleux en séparation. Elle épousa ensuite le vicomte René de Rohan, de qui elle eut le célèbre duc de Rohan et le fameux Soubise, qui a laissé dans notre pays de si mauvais souvenirs que son nom est encore synonyme de démon. Ainsi, dans le langage courant, "un Soubise" qualifiant un individu, se traduit par possédé du diable. Catherine prit part à la défense de la Rochelle, refusa d'être comprise dans la capitulation, et mourut au Parc-Soubise, près Mouchamps, à l'âge de 77 ans, en 1631. Son nom n'est pas complètement oublié dans notre marais les paysans en font une endiablée et la font figurer au siège du château de Beauvoir. Par une singulière altération du nom de Rohan, ils l'appellent la D'Rouhine.

M. Barbier mourut en septembre 1834 il avait épousé en secondes noces Mlle Le Pot, et avait donné en mariage au frère de sa seconde femme, M. Alexandre Le Pot, la fille de son premier mariage avec Mlle de Côsne. Il avait peu paru à Saint-Urbain, et n'y a laissé que de rares souvenirs. En effet, il avait loué la Bonnetière à M. Le Pot qui l'habitait, et il seconda activement les longues négociations tendant au rétablissement de la paroisse. Il vivait à l'arrivée du premier curé, après l'érection, puisqu'en 1831, le 26 mai, il fit don au presbytère de plusieurs effets de ménage.
Mme Barbier, qui a survécut à son mari un grand nombre d'années, est encore présente à la mémoire des habitants et en grande estime auprès d'eux. Jeune encore elle avait pris part aux réjouissances qui furent ordonnées par la
municipalité de Nantes, en l'honneur du général de Charette, au mois de février 1795, après la signature du traité de la Jaunay. Elle eut l'honneur de danser un quadrille avec le héros vendéen. M. Alexandre Le Pot, qui fut maire de Saint-Urbain de 1816 à 1821, était, on l'a vu, frère de Mme Barbier. Leur mère mourut à la Bonnetière et repose dans l'église de Saint-Urbain, devant l'autel de la Sainte-Vierge. Son épitaphe est ainsi conçue « Ici repose dame Marie-Françoise Pottier dé la Richerie, épouse de M. François-Hilarion Le Pot, née à Tours le 9 juin 1739, morte à la Bonnetière le 20 août 1808. Sa vie entière fut l'accomplissement de toutes les vertus. Dieu l'appela à lui pour l'en récompenser". Les armes des Le Pot sont d'azur au chevron d'or, à deux étoiles d'argent en chef, au pot de même en pointe.

Mille Barbier mourut à Nantes en 1859, à 83 ans c'est à sa libéralité qu'est dûe l'addition des deux chapelles latérales de l'église et la tribune intérieure, afin d'agrandir le monument devenu insuffisant pour la population.
La fille unique de ce second mariage s'était mariée à M. Pepin de Bellisle. De ce mariage naquit une fille aînée, morte jeune, et Mlle Henriette de Bellisle, qui se maria à M. Gabriel baron de La Tour-du-Pin-Chambly de la Charce, et mourut jeune, laissant deux filles en bas âge, Mlles Jacquemine et Marguerite de La Tour-du-Pin. L'aînée est aujourd'hui Mme la vicomtesse de la Jaille, épouse de M. Edouard, vicomte de la Jaille, capitaine de vaisseau.


Source: La Légitimité : journal historique hebdomadaire ["puis" revue historique bi-mensuelle "puis" revue historique mensuelle], organe de la survivance du roi-martyr. Janv 1904

M. Brothier de Rollière, à qui je rappelais ces jours-ci une lettre qu'il m'avait fait l'honneur de m'écrire en 1902 et dans laquelle il relatait des traditions de famille favorables à l'évasion, m'explique en ces termes pourquoi, dans l'Intermédiaire du 40 octobre, il paraît soutenir la thèse contraire :

« Dans ma famille, deux cas se présentent à propos de Louis XVII. Mon grand-oncle dit, dans ses mémoires, que je n'ai pas encore publiés, que Louis XVII est mort empoisonné au Temple. Et il devait en savoir quelque chose, puisque l'abbé Brothier de Cusy était représentant officiel des rois Louis XVII et Louis XVIII pendant l'émigration. Et d'un !

"D'autre part, du côté de ma famille maternelle, Barbier de Montault, dont je possède également les archives, il est dit et on conserve la tradition, que mon grand-oncle Barbier, de Nantes, affirme avoir gardé chez lui Louis XVII ; et ma cousine, Mlle Marguerite de la Tour du Pin, son héritière, confirme le fait."

Il s'ensuit qu'étant le conservateur des archives de notre famille paternelle et maternelle, je suis trop scrupuleux gardien des traditions familiales pour brouiller ces deux faits. Je conserve donc à chacun ce qui lui est propre ; et j'amasse d'un côté tous les documents qui parlent de l'empoisonnement de Louis XVII, et d'un autre tous les documents qui parlent de l'évasion de Louis XVII, à Nantes. C'est en divisant, les deux questions qu'on arrivera à une solution. »

Aussi, vais-je citer ce que notre érudit confrère m'écrivait le 5 juillet 1902 (il m'a d'ailleurs laissé toute liberté de publier ses intéressantes communications) :

"Voici la légende que l'on raconte dans notre famille et que l'on peut certifier". Du reste, vous pouvez faire une enquête à ce sujet, je vous en fournirai tous les éléments. Lorsque Louis XVII fut évadé, on le transporta immédiatement à Nantes chez mon grand-oncle M. Gaspard Augustin Barbier de la Bonnetière, qui était alors banquier des royalistes de la Bretagne et de la Vendée. Son hôtel était boulevard Delorme, n° 26. Là, le royal enfant vécut pendant de nombreuses années, caché avec le plus grand soin. Peut-être vécut-il aussi au château de la Bonnetière, qui doit se trouver aux environs et qui appartint successivement aux familles Pépin de Belle-lsle et de la Tour du Pin.»
Ce M. Gaspard Augustin Barbier de la Bonnetière, né en 1763, fut député de la Loire-Inférieure, puis adjoint au maire de la ville de Nantes en 1824. Il mourut en 1833. Pendant la tourmente révolutionnaire, il fut souvent inquiété, ses papiers saisis, et lui-même emprisonné. Il fut inquiété de nouveau, sous Napoléon Ier, dans l'affaire Cadoudal... Il avait épousé une demoiselle Marie Le Pot, et la tradition raconte que cette dame avait habillé Louis XVII en costume féminin pour le soustraire aux recherches. M. Barbier avait deux filles, l'une appelée Antoinette, l'autre Sidonie. Cette dernière épousa, en 1821, M. Pépin de Belle-lsle, dont la petite-fille, Mlle delà Tour du Pin, habite aujourd'hui 7, avenue de Friedland, à Paris. Elle possède encore le château de la Bonnetière et l'hôtel de sa famille du boulevard Delorme, à Nantes»

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